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Les activités de chasse réclament des objets utilitaires très fonctionnels, tranchants, confortables, au poids et à la longueur adaptés. Chaque chasseur a son idée sur ce qui est le plus efficace et les couteaux sont souvent réalisés sur mesure. Certaines pièces sont également produites dans un objectif de prestige comme cela a toujours été le cas dans les activités liées à la chasse. |
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Un couteau type Bowie d'un genre très personnel. Les couteaux lourds sont souvent un poids à la chasse. Celui-là ne pèse pas beaucoup sur les journées. Forgé très fin et aminci au centre de la lame et sur le dos, préservant une pointe renforcée, ce Bowie là sentait bon l'Europe. Il y a des Bowies anglais, pourquoi pas à la française ? La garde est en acier maosaïque et la partie arrière cache le système de démontage de l'ensemble, pour nettoyer, à l'occasion... |
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Voilà une dague de vénerie à lame en acier damassé de sept barreaux. Les garnitures sont en acier damassé mosaïque et le visage est sculpté dans un bouton d'ivoire qui vient se loger dans le merrain du bois. Le manche, quand à lui, est en cerf indien sculpté. Un batardeau très plat est dissimulé sous la coquille et ne se voit qu'à travers son encoche de préhension, comme un secret. Cette pièce a reçu le prix de la société d'encouragement aux métiers d'art et a été acquise par un de mes collectionneurs peu de temps après.
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Les couteaux persans m'apparaissent comme une des plus hautes expressions de la coutellerie. A la fois raffinés et de formes toujours simples et élégantes, ces couteaux restent une grande leçon puisqu'ils combinent tous les éléments de maîtrise possibles. Les aciers wootz aux ramages organiques somptueux, les fines ornementations, souvent à base de damasquinage d'or, la qualité de la forme parfaitement adaptée à la fonction. Voilà deux de mes interprétations en acier carbone et trempe sélective, les boutons des bêlières sont en acier damassé mosaïque, les manches en ivoire ou en ébène sculpté. Le dessin du couteau blanc est un arum stylisé, celui du noir un lys. |
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Les intégraux existent très tôt dans la coutellerie forgée. On ajoute à un barreau d'acier qui traverse l'intégralité du couteau, des plaquettes faisant manche. Le reste est affaire de travail à la lime. La logique de solidité de ce montage perdure et se transforme avec l'arrivée de la mécanisation. On se met à découper par fraisage des cavités qui reçoivent des matériaux nobles et permettent les matériaux fragiles sans crainte de casse. On peut dès lors travailler la finesse des objets sans surépaisseurs. |
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Un solide couteau de chasse qui peut parer à toute éventualité. |
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On ne présente pas la dague à la Destaing. Le seul couteau qui demeure ouvert alors qu'il est fermé. Inventé par un amiral de marine, qui s'y entendait autant pour les parties plus décontractées que pour la chasse, ce couteau doublait sa longueur de lame une fois ouvert. La formule a eu des fortunes multiples et a continué à produire jusqu'à aujourd'hui des avatars souvent fort laids. Celui-ci est monté d'une sorte de mouche stylisée qui sert de palette de dévérouillage en lui donnant un aspect asymétrique bien rare en coutellerie. |
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